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L’interview : Emmanuelle Ducros, diplômée de Sciences Po Grenoble

13 septembre 2019 | _Choix de la rédaction, Témoignages

Aujourd’hui découvrez le parcours de Emmanuelle DUCROS, diplômée de Sciences Po Grenoble, lauréate 2018 du prix Citi- Columbia University NY de l’excellence journalistique et actuellement journaliste économique à l’Opinion.

– Bonjour Emmanuelle, peux-tu te présenter et nous raconter ton parcours ?

Je suis entrée à l’IEP de Grenoble en 1995 et j’en ai été diplômée en 1998. Après cela, j’ai fait une année de licence d’Histoire, une école de journalisme à Lille, pas mal de médias en télé, en presse écrite et en radio. Et aujourd’hui, je suis journaliste pour le quotidien L’Opinion, où je travaille principalement sur les sujets de l’agriculture et des transports.

– Comment en es-tu arrivée à exercer la profession de journaliste ?

Je me rappelle avoir toujours voulu être journaliste, mais lorsque je me suis intéressée à la façon d’y parvenir, j’ai compris que ce ne serait pas simple. Néanmoins, j’ai compris que Sciences Po serait une bonne voie pour y arriver. Mais c’est un désir qui remonte à très loin ! La légende familiale raconte que je voulais être journaliste avant même de savoir écrire. D’ailleurs, j’ajouterai même une anecdote ; j’avais 8 ans et j’entendais avec ma mère, dans la voiture, la voix d’Anne Sinclair qui expliquait être devenue journaliste après avoir fait Sciences Po. C’est là que j’ai dit à ma mère que je voulais faire Sciences Po.

– Peux-tu revenir sur tes années Sciences Po, comment as-tu vécu cette période ?

Je suis arrivée à Sciences Po par le concours, j’avais fait 2 semaines de prépa avant. J’ai préparé deux concours : Lyon et Grenoble. J’ai obtenu les deux, mais j’ai finalement choisi Grenoble, car je voulais être au pied des montagnes. Cette arrivée à l’IEP de Grenoble, qui s’appelle aujourd’hui Sciences Po Grenoble, a constitué une véritable ouverture. Mais ce que j’ai surtout appris à Sciences Po, plus que des choses ou des connaissances, ce sont véritablement des méthodes de travail et de recherche d’information, à être synthétique et à faire en fonction du temps imparti. Je me suis également surprise à aimer certaines matières : je me suis éclatée pendant mes cours de droit constitutionnel, par exemple !

– Comment as-tu préparé le concours de Sciences Po ? On imagine qu’il faut plus que 2 semaines de prépa pour préparer un tel concours.

J’ai en effet débuté par une prépa Hypokhâgne. J’avais une liste de lectures à préparer, je me suis préparée seule dans un premier temps avec ces lectures. J’avoue y être allée la fleur au fusil, mais ça a bien fonctionné !

– Est-il indispensable d’avoir une solide culture générale pour passer ces concours ?

Si on n’a pas de culture générale solide, l’important, c’est d’être curieux. Un élève n’ayant pas de connaissances solides dans ce domaine, mais ayant des dispositions d’esprit pour se poser des questions, peut renforcer sa culture générale. Mais je pense qu’à partir du moment où l’on possède cette curiosité, on a une culture générale propre. La souplesse d’esprit est donc particulièrement importante.

– Est-ce que les années passées à Sciences Po t’apportent quelque chose aujourd’hui ?

Sciences Po offre un panel de connaissances sur pas mal de sujets, on y acquiert des bases pour être capable de parler, à peu près, de tout. En termes de méthode, j’ai appris à bien structurer ma pensée. Par exemple, quand je fais de la télé, j’écris toujours mes « 3 points », car c’est un bon support à l’oral pour développer des points d’accroche. J’y ai également appris à prendre la parole en public et cela décomplexe complètement à ce sujet. Une fois mes études à Sciences Po terminées, je pouvais faire des exposés devant un amphi plein, sans trembler.

– Est-ce qu’avoir fait Sciences Po peut constituer un booster de carrière ?

Je pense que Sciences Po m’a donné avant tout confiance en moi, car ça reste un « bon label ». On a prouvé par un concours et par des années d’études qu’on est capable d’accomplir quelque chose. Je ne suis pas sure, néanmoins, que ce soit un « booster de carrière » car j’évolue dans un milieu où tout le monde a fait Sciences Po.

– Tu conseillerais à un.e jeune futur.e journaliste de faire Sciences Po ?

Absolument, mais je ne lui dirais pas uniquement « fais Sciences Po », car cela constitue clairement un standard. Je lui conseillerais aussi de cultiver les centres d’intérêt qui lui sont propres. Car à Sciences Po, on peut véritablement faire valoir les sujets qui nous tiennent à cœur dans notre cursus.

– Et que lui dirais-tu dans un moment de doute, pendant la prépa ?

Je lui dirais que ça vaut vraiment le coup. Les cursus Sciences Po se valorisent bien dans les concours d’écoles de journalisme, grâce à la culture générale qu’on y acquiert. Il faut donc, à tout prix, s’accrocher ! Par ailleurs, l’ambiance y est vraiment bonne. C’est un endroit très protégé pour apprendre, qui constitue véritablement un petit écrin pour celles et ceux qui ont envie de se développer intellectuellement.

– Tes années à Sciences Po ont-elles renforcé ton idée de devenir journaliste ?

Oui, complètement, bien que je n’aie jamais eu de doute sur ce que je voulais faire. De plus, on y lit beaucoup la presse, on y acquiert donc une bonne culture générale de l’actualité, indispensable au métier de journaliste. Et puis, très honnêtement, je n’avais pas de plan B !

 

#Emmanuelle Ducros#Journaliste#sciences po grenoble#témoignage

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– Bonjour Emmanuelle, peux-tu te présenter et nous raconter ton parcours ?

Je suis entrée à l’IEP de Grenoble en 1995 et j’en ai été diplômée en 1998. Après cela, j’ai fait une année de licence d’Histoire, une école de journalisme à Lille, pas mal de médias en télé, en presse écrite et en radio. Et aujourd’hui, je suis journaliste pour le quotidien L’Opinion, où je travaille principalement sur les sujets de l’agriculture et des transports.

– Comment en es-tu arrivée à exercer la profession de journaliste ?

Je me rappelle avoir toujours voulu être journaliste, mais lorsque je me suis intéressée à la façon d’y parvenir, j’ai compris que ce ne serait pas simple. Néanmoins, j’ai compris que Sciences Po serait une bonne voie pour y arriver. Mais c’est un désir qui remonte à très loin ! La légende familiale raconte que je voulais être journaliste avant même de savoir écrire. D’ailleurs, j’ajouterai même une anecdote ; j’avais 8 ans et j’entendais avec ma mère, dans la voiture, la voix d’Anne Sinclair qui expliquait être devenue journaliste après avoir fait Sciences Po. C’est là que j’ai dit à ma mère que je voulais faire Sciences Po.

– Peux-tu revenir sur tes années Sciences Po, comment as-tu vécu cette période ?

Je suis arrivée à Sciences Po par le concours, j’avais fait 2 semaines de prépa avant. J’ai préparé deux concours : Lyon et Grenoble. J’ai obtenu les deux, mais j’ai finalement choisi Grenoble, car je voulais être au pied des montagnes. Cette arrivée à l’IEP de Grenoble, qui s’appelle aujourd’hui Sciences Po Grenoble, a constitué une véritable ouverture. Mais ce que j’ai surtout appris à Sciences Po, plus que des choses ou des connaissances, ce sont véritablement des méthodes de travail et de recherche d’information, à être synthétique et à faire en fonction du temps imparti. Je me suis également surprise à aimer certaines matières : je me suis éclatée pendant mes cours de droit constitutionnel, par exemple !

– Comment as-tu préparé le concours de Sciences Po ? On imagine qu’il faut plus que 2 semaines de prépa pour préparer un tel concours.

J’ai en effet débuté par une prépa Hypokhâgne. J’avais une liste de lectures à préparer, je me suis préparée seule dans un premier temps avec ces lectures. J’avoue y être allée la fleur au fusil, mais ça a bien fonctionné !

– Est-il indispensable d’avoir une solide culture générale pour passer ces concours ?

Si on n’a pas de culture générale solide, l’important, c’est d’être curieux. Un élève n’ayant pas de connaissances solides dans ce domaine, mais ayant des dispositions d’esprit pour se poser des questions, peut renforcer sa culture générale. Mais je pense qu’à partir du moment où l’on possède cette curiosité, on a une culture générale propre. La souplesse d’esprit est donc particulièrement importante.

– Est-ce que les années passées à Sciences Po t’apportent quelque chose aujourd’hui ?

Sciences Po offre un panel de connaissances sur pas mal de sujets, on y acquiert des bases pour être capable de parler, à peu près, de tout. En termes de méthode, j’ai appris à bien structurer ma pensée. Par exemple, quand je fais de la télé, j’écris toujours mes « 3 points », car c’est un bon support à l’oral pour développer des points d’accroche. J’y ai également appris à prendre la parole en public et cela décomplexe complètement à ce sujet. Une fois mes études à Sciences Po terminées, je pouvais faire des exposés devant un amphi plein, sans trembler.

– Est-ce qu’avoir fait Sciences Po peut constituer un booster de carrière ?

Je pense que Sciences Po m’a donné avant tout confiance en moi, car ça reste un « bon label ». On a prouvé par un concours et par des années d’études qu’on est capable d’accomplir quelque chose. Je ne suis pas sure, néanmoins, que ce soit un « booster de carrière » car j’évolue dans un milieu où tout le monde a fait Sciences Po.

– Tu conseillerais à un.e jeune futur.e journaliste de faire Sciences Po ?

Absolument, mais je ne lui dirais pas uniquement « fais Sciences Po », car cela constitue clairement un standard. Je lui conseillerais aussi de cultiver les centres d’intérêt qui lui sont propres. Car à Sciences Po, on peut véritablement faire valoir les sujets qui nous tiennent à cœur dans notre cursus.

– Et que lui dirais-tu dans un moment de doute, pendant la prépa ?

Je lui dirais que ça vaut vraiment le coup. Les cursus Sciences Po se valorisent bien dans les concours d’écoles de journalisme, grâce à la culture générale qu’on y acquiert. Il faut donc, à tout prix, s’accrocher ! Par ailleurs, l’ambiance y est vraiment bonne. C’est un endroit très protégé pour apprendre, qui constitue véritablement un petit écrin pour celles et ceux qui ont envie de se développer intellectuellement.

– Tes années à Sciences Po ont-elles renforcé ton idée de devenir journaliste ?

Oui, complètement, bien que je n’aie jamais eu de doute sur ce que je voulais faire. De plus, on y lit beaucoup la presse, on y acquiert donc une bonne culture générale de l’actualité, indispensable au métier de journaliste. Et puis, très honnêtement, je n’avais pas de plan B !

 

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