L’année internationale à Sciences Po

26 février 2020 | Témoignages

Bonjour à tous ! Je suis Jean-Lou, un étudiant de Sciences Po Bordeaux en 3ème année et ancien Trempliniste. Directement après le bac, j’ai intégré Sciences Po Bordeaux, ce qui m’a permis de profiter de mon « année internationale », dite « année de mobilité » très rapidement, à ma deuxième rentrée. C’est donc avec tous mes souvenirs encore frais dans la tête que je viens vous parler de cette année internationale !

L’international : un aspect important des Sciences Po

Comme on a pu l’évoquer dans d’autres articles, la vie internationale est un aspect important des Sciences Po. Dans cet aspect international, l’année dite de « mobilité » est l’évènement le plus attendu de tous : l’idée de pouvoir être, pendant une année entière, dans la peau d’un étudiant étranger, de découvrir la vie dans un autre pays et de vivre cette expérience décrite comme « inoubliable » par tous ceux que j’avais interrogé, nous impatiente tous. Cette année de mobilité, on y pense dès le premier jour de la rentrée de notre première année.

Une année qui se prépare… bien à l’avance.

Effectivement, elle se prépare pendant toute notre première année (ou la deuxième année pour les autres IEP à l’exception de Grenoble). Après plusieurs réunions d’informations, après avoir lu les témoignages des années précédentes et s’être personnellement renseigné sur les destinations qui nous attirent, on doit formuler une liste de vœux, à rendre début février pour Bordeaux. La sélection s’effectue, dans mon IEP, en fonction des résultats aux examens de langues que l’on a déjà passés pendant l’année et ceux des partiels de trois matières choisies en début d’année. C’est une manière de nous garder sous pression et de nous inciter à encore mieux réussir nos examens. 
Le choix de la liste de vœux s’apparente pour beaucoup d’entre nous à un dilemme cornélien. J’ai des amis qui changeaient d’avis chaque jour… Il faut dire que la liste des destinations est énorme !  Plus de 150 universités partenaires à travers le monde, sur tous les continents, dans presque tous les pays, de la Chine aux États-Unis, de l’Inde à la Colombie… 
Pour ma part, j’ai obtenu l’université de Salamanque en Espagne, que j’avais décidé de placer en première place sur ma liste de vœux 10 jours avant la date limite de dépôt…  On reçoit l’attribution alors-même que l’on est encore en pleine année scolaire. Ça nous motive d’autant plus pour passer l’année et pouvoir profiter de cette parenthèse dorée qu’est la mobilité.

Le fonctionnement de l’année de mobilité

Avant tout, il est bon de savoir que si l’année de mobilité à Sciences Po Bordeaux se fait très majoritairement dans une université (à l’étranger mais possiblement en France) pendant une année scolaire complète, ce n’est pas le cas partout. D’autres IEP permettent de facilement partager l’année en deux, faisant six mois dans une université puis six mois dans une autre, ou six mois en stage (comme à Sciences Po Toulouse).

J’avais donc décidé de demander à rester sur le continent européen, n’arrivant pas à concrètement imaginer ce à quoi la mobilité ressemblerait (partir un an dans un pays est radicalement différent de partir voyager pendant une semaine) et, souhaitant donc garder pied sur un sol connu, pour plus de sérénité. Alors, si je n’ai pas quitté le continent, le reste du monde a rejoint Salamanque. C’est est une ville très cosmopolite, attirant énormément d’étudiants (plus de 23 000 étudiants en 2017), venant de tous les continents, à l’exception notable de l’Afrique : j’ai rencontré beaucoup de latino-américains, surtout des mexicains, mais on croisait aussi partout des Erasmus et des asiatiques, tous venus pour échanger et rencontrer de nouvelles personnes.

La question du financement de l’année de mobilité

Évidemment, le financement de l’année de mobilité est évidemment une donnée importante dans notre choix final. Partir à l’étranger peut revenir cher, bien que tout dépend de l’éloignement et du niveau de vie du pays. Pour mon cas, l’Espagne était une destination loin d’être hors de prix, le coût de la vie étant moins élévé qu’en France et Salamanque n’est qu’à neuf heures de bus de chez moi. On est ici bien loin des frais qu’engendre une mobilité aux États-Unis, avec notamment le billet d’avion à prendre en compte. Heureusement, de nombreuses aides existent pour nous permettre de profiter pleinement et librement de l’année de mobilité. Les boursiers sur critères sociaux continuent à percevoir leur soutien financier, mais on peut aussi compter sur les collectivités pour obtenir d’autres aides. J’avais notamment obtenu une bourse de la part de mon département. Finalement, l’appui financier le plus conséquent provient de l’IEP, qui redistribue les aides de l’Union Européenne (les bourses « Erasmus + », échelonnées selon le coût de la vie du pays de destination) et d’autres aides pour ceux qui partent hors d’Europe. Tout cela m’a permis d’aborder l’année de mobilité avec un peu plus de sérénité.

 

Une préparation de l’année qui peut se révéler stressante

Ce gain de sérénité n’était pas de trop, car la prévision et la préparation de l’année à l’étranger sont des épisodes assez stressants… En effet, le premier épisode d’excitation suite à l’idée de partir s’estompe pour laisser place à une période de doutes légitimes, entre la prévision d’être longtemps éloigné de la famille et des amis, l’adaptation à une nouvelle culture, en plus des formalités administratives qui s’enchainent et dans une langue étrangère… Toutefois, une fois cette période de stress passée, la joie béate de partir vivre cette expérience ne m’a plus quitté. Mon année à Salamanque a été une période merveilleuse de ma vie. Alors, je ne peux qu’espérer que vous viviez la même expérience.

Une expérience qui est très majoritairement bien vécue par les étudiants

Encore aujourd’hui, je ne peux me rendre compte de l’ensemble des bénéfices de cette année. Toujours est-il que partir vivre à l’étranger est une chance incroyable, une expérience extrêmement enrichissante. Elle m’a fait gagner en indépendance, en confiance, en maturité. J’ai considérablement amélioré mon niveau d’espagnol (de B1 à C1). J’ai pu me plonger dans une autre culture, avoir des contacts quotidiens avec des gens venant d’horizons tellement différents, autant les espagnols que les étudiants internationaux… On en comprend alors vraiment ce que signifie « s’ouvrir au monde ». 
Professionnellement parlant, le fait d’être parti vivre un an à l’étranger est aussi un plus non négligeable. Indéniablement, c’est une preuve de courage, d’autonomie, d’une capacité à s’adapter… Des qualités recherchées par les recruteurs. L’ouverture d’esprit que cette année amène peut créer des vocations. Depuis mon retour de Salamanque, je sais que je souhaite utiliser mes compétences en espagnol pour travailler dans le monde hispanique.

Une expérience de vie totalement différente, une expérience de vie épanouissante

Concrètement, cette année d’Erasmus fut totalement différente de ma première année à Sciences Po. L’expérience de vie est diamétralement différente : moins de cours (honnêtement moins intéressants et profonds qu’à l’IEP) qui laissent plus de temps pour expérimenter d’autres choses. J’ai personnellement profité de tout ce temps pour voyager, découvrir l’Espagne en profondeur, faire du sport, participer à de multiples événements organisés par les associations pour étudiants internationaux… Mais surtout nouer des amitiés très fortes, d’autant plus qu’elles se formaient dans un cadre particulier. Vous l’aurez deviné, je ne retiens que du positif de cette année. 
C’est une expérience formatrice qui restera gravée dans ma mémoire toute ma vie.

Évidemment, il est impossible de généraliser en « UNE » expérience de l’année à l’étranger. Chacun la vit différemment. Chacun l’aborde différemment. Pour autant, aucun étudiant que je connais ne s’est plaint d’être parti, bien au contraire ! Ainsi, cette expérience unique nous a tous transformé, nous as tous changé et nous a tous plu. Je n’attends maintenant qu’une chose : repartir*. 
Et vous alors, où est-ce que vous souhaitez partir ?

* : la nostalgie post-Erasmus est un phénomène énormément répandu !

#année de mobilité#international#Sciences Po#voyage

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L’international : un aspect important des Sciences Po

Comme on a pu l’évoquer dans d’autres articles, la vie internationale est un aspect important des Sciences Po. Dans cet aspect international, l’année dite de « mobilité » est l’évènement le plus attendu de tous : l’idée de pouvoir être, pendant une année entière, dans la peau d’un étudiant étranger, de découvrir la vie dans un autre pays et de vivre cette expérience décrite comme « inoubliable » par tous ceux que j’avais interrogé, nous impatiente tous. Cette année de mobilité, on y pense dès le premier jour de la rentrée de notre première année.

Une année qui se prépare… bien à l’avance.

Effectivement, elle se prépare pendant toute notre première année (ou la deuxième année pour les autres IEP à l’exception de Grenoble). Après plusieurs réunions d’informations, après avoir lu les témoignages des années précédentes et s’être personnellement renseigné sur les destinations qui nous attirent, on doit formuler une liste de vœux, à rendre début février pour Bordeaux. La sélection s’effectue, dans mon IEP, en fonction des résultats aux examens de langues que l’on a déjà passés pendant l’année et ceux des partiels de trois matières choisies en début d’année. C’est une manière de nous garder sous pression et de nous inciter à encore mieux réussir nos examens. 
Le choix de la liste de vœux s’apparente pour beaucoup d’entre nous à un dilemme cornélien. J’ai des amis qui changeaient d’avis chaque jour… Il faut dire que la liste des destinations est énorme !  Plus de 150 universités partenaires à travers le monde, sur tous les continents, dans presque tous les pays, de la Chine aux États-Unis, de l’Inde à la Colombie… 
Pour ma part, j’ai obtenu l’université de Salamanque en Espagne, que j’avais décidé de placer en première place sur ma liste de vœux 10 jours avant la date limite de dépôt…  On reçoit l’attribution alors-même que l’on est encore en pleine année scolaire. Ça nous motive d’autant plus pour passer l’année et pouvoir profiter de cette parenthèse dorée qu’est la mobilité.

Le fonctionnement de l’année de mobilité

Avant tout, il est bon de savoir que si l’année de mobilité à Sciences Po Bordeaux se fait très majoritairement dans une université (à l’étranger mais possiblement en France) pendant une année scolaire complète, ce n’est pas le cas partout. D’autres IEP permettent de facilement partager l’année en deux, faisant six mois dans une université puis six mois dans une autre, ou six mois en stage (comme à Sciences Po Toulouse).

J’avais donc décidé de demander à rester sur le continent européen, n’arrivant pas à concrètement imaginer ce à quoi la mobilité ressemblerait (partir un an dans un pays est radicalement différent de partir voyager pendant une semaine) et, souhaitant donc garder pied sur un sol connu, pour plus de sérénité. Alors, si je n’ai pas quitté le continent, le reste du monde a rejoint Salamanque. C’est est une ville très cosmopolite, attirant énormément d’étudiants (plus de 23 000 étudiants en 2017), venant de tous les continents, à l’exception notable de l’Afrique : j’ai rencontré beaucoup de latino-américains, surtout des mexicains, mais on croisait aussi partout des Erasmus et des asiatiques, tous venus pour échanger et rencontrer de nouvelles personnes.

La question du financement de l’année de mobilité

Évidemment, le financement de l’année de mobilité est évidemment une donnée importante dans notre choix final. Partir à l’étranger peut revenir cher, bien que tout dépend de l’éloignement et du niveau de vie du pays. Pour mon cas, l’Espagne était une destination loin d’être hors de prix, le coût de la vie étant moins élévé qu’en France et Salamanque n’est qu’à neuf heures de bus de chez moi. On est ici bien loin des frais qu’engendre une mobilité aux États-Unis, avec notamment le billet d’avion à prendre en compte. Heureusement, de nombreuses aides existent pour nous permettre de profiter pleinement et librement de l’année de mobilité. Les boursiers sur critères sociaux continuent à percevoir leur soutien financier, mais on peut aussi compter sur les collectivités pour obtenir d’autres aides. J’avais notamment obtenu une bourse de la part de mon département. Finalement, l’appui financier le plus conséquent provient de l’IEP, qui redistribue les aides de l’Union Européenne (les bourses « Erasmus + », échelonnées selon le coût de la vie du pays de destination) et d’autres aides pour ceux qui partent hors d’Europe. Tout cela m’a permis d’aborder l’année de mobilité avec un peu plus de sérénité.

 

Une préparation de l’année qui peut se révéler stressante

Ce gain de sérénité n’était pas de trop, car la prévision et la préparation de l’année à l’étranger sont des épisodes assez stressants… En effet, le premier épisode d’excitation suite à l’idée de partir s’estompe pour laisser place à une période de doutes légitimes, entre la prévision d’être longtemps éloigné de la famille et des amis, l’adaptation à une nouvelle culture, en plus des formalités administratives qui s’enchainent et dans une langue étrangère… Toutefois, une fois cette période de stress passée, la joie béate de partir vivre cette expérience ne m’a plus quitté. Mon année à Salamanque a été une période merveilleuse de ma vie. Alors, je ne peux qu’espérer que vous viviez la même expérience.

Une expérience qui est très majoritairement bien vécue par les étudiants

Encore aujourd’hui, je ne peux me rendre compte de l’ensemble des bénéfices de cette année. Toujours est-il que partir vivre à l’étranger est une chance incroyable, une expérience extrêmement enrichissante. Elle m’a fait gagner en indépendance, en confiance, en maturité. J’ai considérablement amélioré mon niveau d’espagnol (de B1 à C1). J’ai pu me plonger dans une autre culture, avoir des contacts quotidiens avec des gens venant d’horizons tellement différents, autant les espagnols que les étudiants internationaux… On en comprend alors vraiment ce que signifie « s’ouvrir au monde ». 
Professionnellement parlant, le fait d’être parti vivre un an à l’étranger est aussi un plus non négligeable. Indéniablement, c’est une preuve de courage, d’autonomie, d’une capacité à s’adapter… Des qualités recherchées par les recruteurs. L’ouverture d’esprit que cette année amène peut créer des vocations. Depuis mon retour de Salamanque, je sais que je souhaite utiliser mes compétences en espagnol pour travailler dans le monde hispanique.

Une expérience de vie totalement différente, une expérience de vie épanouissante

Concrètement, cette année d’Erasmus fut totalement différente de ma première année à Sciences Po. L’expérience de vie est diamétralement différente : moins de cours (honnêtement moins intéressants et profonds qu’à l’IEP) qui laissent plus de temps pour expérimenter d’autres choses. J’ai personnellement profité de tout ce temps pour voyager, découvrir l’Espagne en profondeur, faire du sport, participer à de multiples événements organisés par les associations pour étudiants internationaux… Mais surtout nouer des amitiés très fortes, d’autant plus qu’elles se formaient dans un cadre particulier. Vous l’aurez deviné, je ne retiens que du positif de cette année. 
C’est une expérience formatrice qui restera gravée dans ma mémoire toute ma vie.

Évidemment, il est impossible de généraliser en « UNE » expérience de l’année à l’étranger. Chacun la vit différemment. Chacun l’aborde différemment. Pour autant, aucun étudiant que je connais ne s’est plaint d’être parti, bien au contraire ! Ainsi, cette expérience unique nous a tous transformé, nous as tous changé et nous a tous plu. Je n’attends maintenant qu’une chose : repartir*. 
Et vous alors, où est-ce que vous souhaitez partir ?

* : la nostalgie post-Erasmus est un phénomène énormément répandu !

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