Être à Sciences Po, ça change quoi ? Ça veut dire quoi ?

14 novembre 2019 | _Choix de la rédaction, Témoignages

Lundi 19 Juin 2017. 17h30. Je sors de mon épreuve d’anglais du BAC, je suis exténué dans le bus. Je reçois un message d’une amie qui a passé avec moi le concours de Sciences Po Bordeaux. « Les résultats de Bordeaux sont tombés : tu as été pris ! Félicitations ! ». Abasourdi, je n’arrive pas à croire à cette nouvelle. Je fonce sur le site et c’est avec émerveillement que je retrouve mon nom sur la liste principale. 
Alors ça y est, je fais partie de la famille Sciences Po. Une grande fierté m’envahit, suivie d’un sentiment indescriptible : j’ai donc fini toutes ces révisions. Fini le stress… le travail a payé.

Mais, être étudiant à Sciences Po, ça change quoi ? Ça veut dire quoi ?

Aujourd’hui en 3ème année, j’ai beaucoup réfléchi à cette question et vécu des moments plus ou moins agréables suite à cela. 
Être étudiant dans un IEP, c’est premièrement faire partie d’un réseau de grandes institutions, de « Grandes Écoles ». Un des nombreux avantages à cela, c’est qu’un large réseau professionnel (comprenez des « contacts ») nous est accessible. Le réseau professionnel peut se créer autour des « alumni » (les anciens élèves), l’administration Sciences Po nous épaule et nous suit pendant toute la durée de notre scolarité et même après…
 
De manière plus pragmatique, être à Sciences Po, c’est avoir 5 années tracées dans son futur, un élément de stabilité infiniment précieux dans l’océan d’incertitudes que traverse la plupart de mes amis face aux études supérieures, par des réorientations, de fréquents changements de filières…

S’ouvrir au monde

C’est aussi la possibilité d’aller facilement passer une année à l’étranger (avec des partenariats dans le monde entier, de l’Espagne aux Philippines, en passant par l’Inde ou les USA), une expérience qui n’est pas offerte dans tous les cursus en France et qui nous a tous changé. 
Même au-delà de ces 5 années d’études, c’est la sensation que notre futur professionnel aura bien plus de chances d’être consistant, constant et stable. Que dire que l’on a fait un « IEP » nous ouvre des portes, nous offre un autre regard de la part des personnes. Usager fréquent de covoiturages, j’ai souvent eu comme remarque « J’ai donc le futur président dans ma voiture ! », préparez-vous y…

Des années placées sous le signe des rencontres

Pour ce qui est du côté étudiant, être à Sciences Po c’est faire partie d’un grand groupe de personnes, qui ont traversé la même période de travail intense. C’est côtoyer au quotidien des étudiants de presque tous les pays du monde. Être avec des gens très intelligents, où chacun tire son épingle du jeu. 
C’est un microcosme, avec ses avantages et ses défauts. Difficile de sortir du cercle Sciences Po une fois rentré, la grande majorité des activités se font entre « sciencespistes » (les soirées, le sport, la vie associative…) C’est aussi profiter d’une vie associative riche (plus de 65 associations à Sciences Po Bordeaux), découvrir des événements universitaires importants (Critérium Inter IEP, les WEI…).

Un milieu à part, des années riches en découvertes et une sérénité professionnelle.

En soi, c’est un environnement particulier, qui nous marque et qui, à n’en pas douter, restera gravé dans nos mémoires. Un ancien étudiant invité à une conférence et qui travaille aujourd’hui pour L’Oréal nous avait d’ailleurs confié « la nostalgie qui s’était emparé de [lui] lorsqu’il avait lu l’invitation à venir nous parler ».
Toutefois, rentrer dans un Sciences Po, c’est aussi être prêt à devoir se lever les samedi matin pour aller faire des examens de quatre heures, autour de sujets de droit, culture générale ou d’économie. C’est aussi avoir une certaine charge de travail, des exposés à préparer, des travaux de groupe et aujourd’hui le mémoire pour ma 3ème année. Ce sont des facteurs à prendre en compte ! Mais tout cela permet d’engranger énormément de connaissances, s’appuyant sur des intervenants intéressants et venant d’horizons totalement différents, permettant de s’ouvrir l’esprit au monde.

Entrer dans « une autre dimension »

Entrer à Sciences Po m’a fait entrer dans « une autre dimension » ; tant dans les apprentissages, variés que dans les opportunités offertes, pour aujourd’hui et pour demain. 

Finalement, et personnellement, l’un des éléments qui m’a le plus marqué est la fierté des proches. Une fierté de voir que ce marathon, ce travail acharné, a payé. Alors ne lâchez rien, entrainez-vous, travaillez, et préparez-vous à rentrer dans l’un des IEP.

#être à sciences po#expérience#témoignage

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Les Sciences Po et moi

Un blog dédié à l’accompagnement des étudiants préparant les concours Sciences Po !
Conseils, astuces de révisions, témoignages d’étudiants, informations sur les différents IEP, méthodologie… Ici, vous trouverez les clés de la réussite aux concours Sciences Po.

Tremplin le MAG

Février 2018

Lorem per hoc minui studium suum existimans Paulus, ut erat in conplicandis negotiis artifex dirus, unde ei Catenae inditum est cognomentum, vicarium ipsum eos quibus praeerat adhuc defensantem ad sortem periculorum communium traxit.

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Lundi 19 Juin 2017. 17h30. Je sors de mon épreuve d’anglais du BAC, je suis exténué dans le bus. Je reçois un message d’une amie qui a passé avec moi le concours de Sciences Po Bordeaux. « Les résultats de Bordeaux sont tombés : tu as été pris ! Félicitations ! ». Abasourdi, je n’arrive pas à croire à cette nouvelle. Je fonce sur le site et c’est avec émerveillement que je retrouve mon nom sur la liste principale. 
Alors ça y est, je fais partie de la famille Sciences Po. Une grande fierté m’envahit, suivie d’un sentiment indescriptible : j’ai donc fini toutes ces révisions. Fini le stress… le travail a payé.

Mais, être étudiant à Sciences Po, ça change quoi ? Ça veut dire quoi ?

Aujourd’hui en 3ème année, j’ai beaucoup réfléchi à cette question et vécu des moments plus ou moins agréables suite à cela. 
Être étudiant dans un IEP, c’est premièrement faire partie d’un réseau de grandes institutions, de « Grandes Écoles ». Un des nombreux avantages à cela, c’est qu’un large réseau professionnel (comprenez des « contacts ») nous est accessible. Le réseau professionnel peut se créer autour des « alumni » (les anciens élèves), l’administration Sciences Po nous épaule et nous suit pendant toute la durée de notre scolarité et même après…
 
De manière plus pragmatique, être à Sciences Po, c’est avoir 5 années tracées dans son futur, un élément de stabilité infiniment précieux dans l’océan d’incertitudes que traverse la plupart de mes amis face aux études supérieures, par des réorientations, de fréquents changements de filières…

S’ouvrir au monde

C’est aussi la possibilité d’aller facilement passer une année à l’étranger (avec des partenariats dans le monde entier, de l’Espagne aux Philippines, en passant par l’Inde ou les USA), une expérience qui n’est pas offerte dans tous les cursus en France et qui nous a tous changé. 
Même au-delà de ces 5 années d’études, c’est la sensation que notre futur professionnel aura bien plus de chances d’être consistant, constant et stable. Que dire que l’on a fait un « IEP » nous ouvre des portes, nous offre un autre regard de la part des personnes. Usager fréquent de covoiturages, j’ai souvent eu comme remarque « J’ai donc le futur président dans ma voiture ! », préparez-vous y…

Des années placées sous le signe des rencontres

Pour ce qui est du côté étudiant, être à Sciences Po c’est faire partie d’un grand groupe de personnes, qui ont traversé la même période de travail intense. C’est côtoyer au quotidien des étudiants de presque tous les pays du monde. Être avec des gens très intelligents, où chacun tire son épingle du jeu. 
C’est un microcosme, avec ses avantages et ses défauts. Difficile de sortir du cercle Sciences Po une fois rentré, la grande majorité des activités se font entre « sciencespistes » (les soirées, le sport, la vie associative…) C’est aussi profiter d’une vie associative riche (plus de 65 associations à Sciences Po Bordeaux), découvrir des événements universitaires importants (Critérium Inter IEP, les WEI…).

Un milieu à part, des années riches en découvertes et une sérénité professionnelle.

En soi, c’est un environnement particulier, qui nous marque et qui, à n’en pas douter, restera gravé dans nos mémoires. Un ancien étudiant invité à une conférence et qui travaille aujourd’hui pour L’Oréal nous avait d’ailleurs confié « la nostalgie qui s’était emparé de [lui] lorsqu’il avait lu l’invitation à venir nous parler ».
Toutefois, rentrer dans un Sciences Po, c’est aussi être prêt à devoir se lever les samedi matin pour aller faire des examens de quatre heures, autour de sujets de droit, culture générale ou d’économie. C’est aussi avoir une certaine charge de travail, des exposés à préparer, des travaux de groupe et aujourd’hui le mémoire pour ma 3ème année. Ce sont des facteurs à prendre en compte ! Mais tout cela permet d’engranger énormément de connaissances, s’appuyant sur des intervenants intéressants et venant d’horizons totalement différents, permettant de s’ouvrir l’esprit au monde.

Entrer dans « une autre dimension »

Entrer à Sciences Po m’a fait entrer dans « une autre dimension » ; tant dans les apprentissages, variés que dans les opportunités offertes, pour aujourd’hui et pour demain. 

Finalement, et personnellement, l’un des éléments qui m’a le plus marqué est la fierté des proches. Une fierté de voir que ce marathon, ce travail acharné, a payé. Alors ne lâchez rien, entrainez-vous, travaillez, et préparez-vous à rentrer dans l’un des IEP.

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Lorem per hoc minui studium suum existimans Paulus, ut erat in conplicandis negotiis artifex dirus, unde ei Catenae inditum est cognomentum, vicarium ipsum eos quibus praeerat adhuc defensantem ad sortem periculorum communium traxit.

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