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L’interview d’Edouard Befve, DRH du Crédit Agricole-Aquitaine

9 octobre 2019 | Témoignages

– Bonjour Edouard, pouvez-vous vous présenter et nous raconter votre parcours ?

D’un point de vue universitaire, j’ai suivi un double cursus Economie / Politique.Faculté d’économie (maîtrise, Magistère et un DEA d’économie et de finance internationale), et parallèlement Sciences Po Bordeaux. J’ai profité également de tous mes étés d’étudiants pour réaliser stages ou de jobs d’été en Banque/Finance. Une fois diplômé, j’ai commencé à travailler au Luxembourg dans l’audit de fonds d’investissement. Puis, j’ai souhaité développer une approche plus commerciale dans mon activité. J’ai donc été, pendant 2 ans, conseiller en gestion de patrimoine dans une banque régionale, avant d’y être nommé responsable de communication. C’est en 2007 que j’ai intégré le Crédit Agricole Aquitaine, entreprise dans laquelle j’ai été successivement : Responsable de la communication interne, Adjoint du directeur des entreprises, Directeur des entreprises et de la banque privée et depuis 2018, Directeur des ressources humaines (DRH)

– D’où vous est venu ce goût pour la finance ?

J’avais à la base un intérêt très fort pour la macroéconomie et la politique. En matière d’orientation professionnelle j’ai longtemps hésité entre le journalisme économique, la recherche et les métiers de la Banque/Finance. Ce sont ensuite les opportunités professionnelles qui ont fait le reste.

– Vous avez évoqué avoir fait l’IEP de Bordeaux, pouvez-vous revenir sur ces années plus particulièrement ?

Pour ma part, je suis un fervent promoteur des Instituts d’Etudes Politiques, Ces établissements donnent des armes incomparables en matière d’approche pédagogique et d’ouverture. Les étudiants d’IEP sont, à mon sens, parfaitement “équipés” en méthodologie, d’analyse, de construction de leurs propres critères de décision. Un étudiant d’IEP sait sortir d’une approche purement académique pour challenger une problématique professionnelle dans toutes ses dimensions. J’ai notamment été marqué par les conférences de méthode, de culture générale et par l’approche extrêmement ouverte.

– Et si vous reveniez encore un peu plus en arrière, comment avez-vous envisagé de faire un IEP ?

Je percevais quand j’étais en faculté d’économie qu’il me manquait les éléments que je viens d’évoquer et cette approche pluridisciplinaire. J’avais en effet une forte sensibilité à l’économie mais je ressentais le besoin de le compléter par l’acquisition de fondamentaux sociologiques, juridiques, administratifs.

– Qu’est-ce que vous apporte aujourd’hui le fait d’avoir fait un IEP ?

Tout d’abord, cela donne une légitimité sur un certain nombre de métiers. Si on reprend mon parcours, je suis passé de la gestion de patrimoine à la communication. Je suis convaincu que l’on ne serait pas venu me chercher sur ce poste si je n’avais pas été diplômé d’un IEP. Je pense aussi que les années passées à l’IEP forment à la compréhension du monde, à l’esprit critique, à être toujours dans l’esprit “thèse-antithèse”, à la rhétorique… Dans le monde de l’entreprise, il ne faut pas croire que les décisions sont descendantes. Elles sont challengées, discutées, préparées dans de multiples dimensions. C’est en ce sens que les IEP constituent une très bonne préparation à des fonctions de cadre ou de dirigeant.

– Si vous aviez un conseil à donner à un jeune qui envisage de faire Sciences Po, ce serait ?

Si on a envie de faire Sciences Po, il faut tenter sa chance et se donner les moyens d’y arriver. Je ne peux donc que conseiller aux jeunes qui ont envie de d’intégrer un IEP de se donner un maximum de chances en se préparant très en amont du concours aux épreuves évidemment mais aussi à l’esprit attendu.

– Auriez-vous une anecdote ou un souvenir de vos années à l’IEP qui vous marque encore aujourd’hui ?

Ce qui m’a le plus marqué, ce sont mes premiers galops d’essai en culture générale. Le premier sujet a été : “Lever les yeux aux ciels”, et nous avions 4h de dissertation là-dessus. J’avais trouvé ce sujet magique. Ce qui est aussi très intéressant ce sont les rencontres qu’on y fait. Un IEP étant pluridisciplinaire : on y rencontre des littéraires, des juristes, des sociologues… C’est finalement un monde où l’on côtoie beaucoup de profils différents, souvent engagés, et qui fait donc une large place au débat, à l’échange.

#crédit agricole#diplômé#edouard befve#interview

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Octobre 2018

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D’un point de vue universitaire, j’ai suivi un double cursus Economie / Politique.Faculté d’économie (maîtrise, Magistère et un DEA d’économie et de finance internationale), et parallèlement Sciences Po Bordeaux. J’ai profité également de tous mes étés d’étudiants pour réaliser stages ou de jobs d’été en Banque/Finance. Une fois diplômé, j’ai commencé à travailler au Luxembourg dans l’audit de fonds d’investissement. Puis, j’ai souhaité développer une approche plus commerciale dans mon activité. J’ai donc été, pendant 2 ans, conseiller en gestion de patrimoine dans une banque régionale, avant d’y être nommé responsable de communication. C’est en 2007 que j’ai intégré le Crédit Agricole Aquitaine, entreprise dans laquelle j’ai été successivement : Responsable de la communication interne, Adjoint du directeur des entreprises, Directeur des entreprises et de la banque privée et depuis 2018, Directeur des ressources humaines (DRH)

– D’où vous est venu ce goût pour la finance ?

J’avais à la base un intérêt très fort pour la macroéconomie et la politique. En matière d’orientation professionnelle j’ai longtemps hésité entre le journalisme économique, la recherche et les métiers de la Banque/Finance. Ce sont ensuite les opportunités professionnelles qui ont fait le reste.

– Vous avez évoqué avoir fait l’IEP de Bordeaux, pouvez-vous revenir sur ces années plus particulièrement ?

Pour ma part, je suis un fervent promoteur des Instituts d’Etudes Politiques, Ces établissements donnent des armes incomparables en matière d’approche pédagogique et d’ouverture. Les étudiants d’IEP sont, à mon sens, parfaitement “équipés” en méthodologie, d’analyse, de construction de leurs propres critères de décision. Un étudiant d’IEP sait sortir d’une approche purement académique pour challenger une problématique professionnelle dans toutes ses dimensions. J’ai notamment été marqué par les conférences de méthode, de culture générale et par l’approche extrêmement ouverte.

– Et si vous reveniez encore un peu plus en arrière, comment avez-vous envisagé de faire un IEP ?

Je percevais quand j’étais en faculté d’économie qu’il me manquait les éléments que je viens d’évoquer et cette approche pluridisciplinaire. J’avais en effet une forte sensibilité à l’économie mais je ressentais le besoin de le compléter par l’acquisition de fondamentaux sociologiques, juridiques, administratifs.

– Qu’est-ce que vous apporte aujourd’hui le fait d’avoir fait un IEP ?

Tout d’abord, cela donne une légitimité sur un certain nombre de métiers. Si on reprend mon parcours, je suis passé de la gestion de patrimoine à la communication. Je suis convaincu que l’on ne serait pas venu me chercher sur ce poste si je n’avais pas été diplômé d’un IEP. Je pense aussi que les années passées à l’IEP forment à la compréhension du monde, à l’esprit critique, à être toujours dans l’esprit “thèse-antithèse”, à la rhétorique… Dans le monde de l’entreprise, il ne faut pas croire que les décisions sont descendantes. Elles sont challengées, discutées, préparées dans de multiples dimensions. C’est en ce sens que les IEP constituent une très bonne préparation à des fonctions de cadre ou de dirigeant.

– Si vous aviez un conseil à donner à un jeune qui envisage de faire Sciences Po, ce serait ?

Si on a envie de faire Sciences Po, il faut tenter sa chance et se donner les moyens d’y arriver. Je ne peux donc que conseiller aux jeunes qui ont envie de d’intégrer un IEP de se donner un maximum de chances en se préparant très en amont du concours aux épreuves évidemment mais aussi à l’esprit attendu.

– Auriez-vous une anecdote ou un souvenir de vos années à l’IEP qui vous marque encore aujourd’hui ?

Ce qui m’a le plus marqué, ce sont mes premiers galops d’essai en culture générale. Le premier sujet a été : “Lever les yeux aux ciels”, et nous avions 4h de dissertation là-dessus. J’avais trouvé ce sujet magique. Ce qui est aussi très intéressant ce sont les rencontres qu’on y fait. Un IEP étant pluridisciplinaire : on y rencontre des littéraires, des juristes, des sociologues… C’est finalement un monde où l’on côtoie beaucoup de profils différents, souvent engagés, et qui fait donc une large place au débat, à l’échange.

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