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Témoignage : l’année de mobilité à l’étranger de Pauline.

12 décembre 2018 | _Populaire, Les Sciences Po

Bonjour à toute la communauté Tremplin ! Je m’appelle Pauline, j’ai vingt ans et je suis actuellement en troisième année à Sciences Po Toulouse. J’ai suivi les cours de Tremplin pendant deux ans, en Terminale tout d’abord, puis en complément de mes cours de prépa l’année suivante. Toute cette préparation m’a permis d’entrer à Sciences Po en 2017 via le concours commun d’entrée en Deuxième année, qui n’existe plus aujourd’hui. La mobilité est donc arrivée vraiment très vite pour moi, qui n’ai passé qu’un an sur mon campus avant de partir pour l’étranger !

Je vais vous parler ici de la 3A, mais je tiens à préciser que chaque mobilité est différente et que je ne prétends pas parler au nom de tous les étudiants sciencepistes qui ont vécu cette expérience. Cette année est vécue différemment par chacun, elle varie selon votre personnalité, votre parcours personnel, selon le(s) pays où vous vous trouvez, selon si vous êtes en stage ou en université, selon le domaine dans lequel vous travaillez / étudiez, selon les gens que vous rencontrez… On ne peut pas parler d’une expérience universelle de la mobilité, mais on peut constater une chose : on en ressort très rarement déçu.e, et très souvent grandi.e !

L’année précédente : entre démarches…

Pour ma part, j’ai choisi d’effectuer une mobilité mixte, c’est-à-dire une mobilité composée d’un semestre de stage et d’un semestre d’université. J’ai donc formulé mes vœux en Novembre 2017 en demandant mon premier semestre de 3A libre pour effectuer un stage dans la structure de mon choix (sous réserve d’acceptation de ma candidature par la structure et par l’école) et pour le deuxième semestre de 3A j’avais formulé cinq vœux parmi les universités d‘Amérique latine partenaires de Sciences Po Toulouse qui proposaient des cours de relations internationales.  

C’est tout d’abord en décembre 2017, alors que mon premier semestre à Sciences Po s’achève, que j’apprends que je suis acceptée dans mon premier vœu, l’université Salvador de Buenos Aires, pour la rentrée de mars 2019. Mes projets de mobilité se concrétisent d’un coup, même si j’ai du mal à me projeter sur une période aussi lointaine. Le mois suivant, alors que je suis en partiels, j’apprends que je suis acceptée pour un stage à l’ambassade de France en Espagne à partir de Septembre 2018.

En ce qui concerne le coût d’une mobilité, l’IEP et le CROUS nous aident un peu financièrement : les boursiers et non-boursiers peuvent toucher différentes aides, selon les critères et les situations (les différents échelons de bourse, la distance entre le domicile français et le pays d’accueil, le coût de la vie sur place, pays européen ou non…). Encore une fois, les budgets et les situations des étudiants ne sont pas universels, il donc est impossible de faire des généralités. Si ces bourses représentent une aide non négligeable, je tiens à préciser que de nombreux étudiants font des prêts pour pouvoir soutenir le coût de leur année de mobilité.

… et appréhensions

La 2A est une période de tourbillon, où l’on est à la fois pris dans les cours et les associations, l’attente des affectations, la recherche de stage… Tout tombe un peu en même temps et parfois, on est impatient.e de ce départ, mais on se sent un peu dépassé.e : est-ce que j’ai fait les bons choix ? Suis-je capable de partir aussi loin, de tenir un an loin de ma famille et de mes amis ? Comment m’adapter à une culture que je ne connais pas ou peu, à un mode de vie complètement éloigné de celui que je connais jusqu’à présent ? Est-ce que mes cours et / ou mon stage vont me plaire ? Vais-je arriver à dépasser la barrière de la langue ?

Finalement, ces questions reviennent souvent tout au long de l’année, mais on se fait peu à peu à l’idée que le grand départ approche. De toute façon, les angoisses laissent place à la prise de conscience que c’est une chance incroyable. La troisième année offre la possibilité de partir pendant un an, s’immerger dans un ou plusieurs cadres de vie différents, être totalement autonome et maître de son année, car il n’y a absolument rien d’imposé (sauf si, bien sûr, vos résultats scolaires vous conduisent vers une affectation un peu aléatoire… et encore, il est certain que votre mobilité vous apportera quelque chose et que vous trouverez un moyen d’en profiter !).

Une opportunité unique

J’ai peu à peu réalisé toute l’importance de ce voyage d’un an pour mon enrichissement personnel. Découvrir le monde de la diplomatie et vivre en Espagne étaient des souhaits que je nourrissais depuis le collège, et j’ai finalement pu y accéder grâce à ma mobilité. Avoir l’opportunité de découvrir l’Argentine et l’Amérique latine ne me semblait pas facilement accessible avant d’entrer à Sciences Po. J’adore voyager, mais ce semestre en Argentine va représenter le plus grand voyage de ma vie jusqu’à présent. Pour certains étudiants, la 3A représente leur première opportunité d’aller à l’étranger !

J’ai également pris conscience de l’importance d’une année de mobilité dans le cadre de mon parcours étudiant : de plus en plus de recruteurs s’intéressent aux expériences des candidats, pas seulement aux diplômes. Témoigner d’une expérience de vie d’un an à l’étranger, où qu’elle soit et quelle qu’elle soit, est signe d’autonomie, de capacité d’adaptation. C’est aussi se créer un réseau à l’international, avoir expérimenté d’autres façons de travailler ou d’étudier, s’être ouvert au monde et avoir acquis beaucoup d’autres compétences, notamment linguistiques. Un haut fonctionnaire français m’a récemment dit : « Moi, j’ai fait toutes mes études dans Paris et sa banlieue. Si c’était à refaire, je partirais à l’étranger. C’est très formateur. »

S’intégrer à un nouveau cadre de vie

Au moment du départ, les appréhensions du début de la mobilité se sont envolées pour laisser place à la joie d’enfin y être, mais aussi à d’autres préoccupations : trouver un logement, se faire de nouveaux amis, découvrir et s’approprier la ville dans laquelle on a emménagé…  J’ai la chance de vivre dans une super colocation à Madrid, avec une amie de l’IEP de Bordeaux et deux espagnols avec qui nous nous entendons parfaitement. J’ai rencontré des étudiants issus du réseau des Sciences Po qui sont en mobilité en Espagne également, mais j’ai aussi côtoyé des étudiants espagnols, et des personnes qui viennent de partout dans le monde : italien, belge, uruguayen, grecque, anglaise, japonaise… Ça ressemble peut-être à un cliché, mais c’est vrai !

Partir en 3A est aussi l’occasion de découvrir son pays d’accueil. La plupart des étudiants profitent des emplois du temps relativement souples des universités pour voyager dans le pays et les pays voisins. Dans une grande ville, comme Madrid où je vis en ce moment, il est facile d’avoir accès aux loisirs, aux sorties, aux activités sportives : l’année de mobilité reste une année d’études donc on profite de la vie étudiante, on continue de sortir, retrouver ses amis, faire des visites ou du shopping, aller au cinéma… finalement ma vie en mobilité n’est pas si différente de celle que je mène en France !

Le stage comme expérience formatrice

Pour ma part, l’expérience du stage est très enrichissante. Elle me permet de sortir du cadre théorique des cours et c’est ce que je recherchais pour une mobilité : j’avais besoin de pratique et de concret, de donner un aspect un peu professionnalisant à mon parcours. Je suis actuellement dans le service des affaires sociales de l’ambassade, qui traite des questions de santé, d’emploi, de précarité et pauvreté, de droits des femmes… des thématiques aussi larges que riches, ce qui me permet d’apprendre énormément de choses à propos du fonctionnement de l’Espagne, mais aussi de la France. J’ai l’occasion de travailler sur des sujets variés et très intéressants. Je découvre en même temps la fonction publique diplomatique et consulaire et je réalise que c’est un rythme de travail effréné, quasi ininterrompu et vraiment fatigant, bien que formateur. Je travaille à la fois en français et en espagnol, ce qui me permet d’acquérir du vocabulaire plus technique et, ainsi, de gagner en aisance à l’oral. Encore une fois, mon expérience m’est propre, chaque stage est différent et particulier, mais j’ai énormément de chance d’apprécier ce que je fais, de faire partie d’une équipe soudée, agréable et très à l’écoute, qui me permet de prendre confiance et de gagner en autonomie, et de préciser mon projet professionnel.

Profiter pleinement de la mobilité comme d’une parenthèse

Il arrive de ne pas avoir le moral lorsque l’on n’a pas vu sa famille ou ses amis depuis longtemps, ce serait mentir que de dire le contraire. Mais ce sont des moments inévitables dans une année de mobilité, particulièrement quand on est dans des pays très lointains et que la distance paraît décuplée. Le tout est de savoir relativiser ce ressenti, en se disant que ce n’est que pour une année, et que l’on retrouvera ses proches pour les fêtes et/ou pendant l’été, puis pour le reste de l’année car l’expatriation n’est pas totale, on est de retour en Master. Je pense que garder cela en tête permet de profiter pleinement de la mobilité comme d’une « parenthèse » dans sa vie où le champ des possibles se trouve agrandi, et où les expériences vécues et les souvenirs qui en découlent sont ensuite avec nous pour toute notre vie.

Dépaysement à vitesse grand V

En résumé, l’année de mobilité est globalement une année enrichissante, excitante et différente. Elle permet aux étudiants de se construire une 3A à leur image,  pouvoir voyager dans un ou plusieurs pays durant l’année, travailler ou étudier dans des domaines de leur choix. C’est une année faite de découvertes et de rencontres, d’apprentissages, d’expériences, mais aussi de moments de déception ou de tristesse auxquels on n’échappe pas parce que la vie est faite ainsi. De plus, sortir de sa zone de confort permet de réfléchir sur soi, ses projets, et de profiter d’une année avant de revenir à la scolarité de second cycle. L’année passe vite. Cette année nous permet de mûrir, de gagner en indépendance et de « personnaliser » son parcours en fonction de ses appétences, avant de revenir en quatrième année. En somme, l’année de mobilité reste une étape incroyable de notre parcours étudiant et de notre vie en général.

#année de mobilité#Sciences Po

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Bonjour à toute la communauté Tremplin ! Je m’appelle Pauline, j’ai vingt ans et je suis actuellement en troisième année à Sciences Po Toulouse. J’ai suivi les cours de Tremplin pendant deux ans, en Terminale tout d’abord, puis en complément de mes cours de prépa l’année suivante. Toute cette préparation m’a permis d’entrer à Sciences Po en 2017 via le concours commun d’entrée en Deuxième année, qui n’existe plus aujourd’hui. La mobilité est donc arrivée vraiment très vite pour moi, qui n’ai passé qu’un an sur mon campus avant de partir pour l’étranger !

Je vais vous parler ici de la 3A, mais je tiens à préciser que chaque mobilité est différente et que je ne prétends pas parler au nom de tous les étudiants sciencepistes qui ont vécu cette expérience. Cette année est vécue différemment par chacun, elle varie selon votre personnalité, votre parcours personnel, selon le(s) pays où vous vous trouvez, selon si vous êtes en stage ou en université, selon le domaine dans lequel vous travaillez / étudiez, selon les gens que vous rencontrez… On ne peut pas parler d’une expérience universelle de la mobilité, mais on peut constater une chose : on en ressort très rarement déçu.e, et très souvent grandi.e !

L’année précédente : entre démarches…

Pour ma part, j’ai choisi d’effectuer une mobilité mixte, c’est-à-dire une mobilité composée d’un semestre de stage et d’un semestre d’université. J’ai donc formulé mes vœux en Novembre 2017 en demandant mon premier semestre de 3A libre pour effectuer un stage dans la structure de mon choix (sous réserve d’acceptation de ma candidature par la structure et par l’école) et pour le deuxième semestre de 3A j’avais formulé cinq vœux parmi les universités d‘Amérique latine partenaires de Sciences Po Toulouse qui proposaient des cours de relations internationales.

C’est tout d’abord en décembre 2017, alors que mon premier semestre à Sciences Po s’achève, que j’apprends que je suis acceptée dans mon premier vœu, l’université Salvador de Buenos Aires, pour la rentrée de mars 2019. Mes projets de mobilité se concrétisent d’un coup, même si j’ai du mal à me projeter sur une période aussi lointaine. Le mois suivant, alors que je suis en partiels, j’apprends que je suis acceptée pour un stage à l’ambassade de France en Espagne à partir de Septembre 2018.

En ce qui concerne le coût d’une mobilité, l’IEP et le CROUS nous aident un peu financièrement : les boursiers et non-boursiers peuvent toucher différentes aides, selon les critères et les situations (les différents échelons de bourse, la distance entre le domicile français et le pays d’accueil, le coût de la vie sur place, pays européen ou non…). Encore une fois, les budgets et les situations des étudiants ne sont pas universels, il donc est impossible de faire des généralités. Si ces bourses représentent une aide non négligeable, je tiens à préciser que de nombreux étudiants font des prêts pour pouvoir soutenir le coût de leur année de mobilité.

… et appréhensions

La 2A est une période de tourbillon, où l’on est à la fois pris dans les cours et les associations, l’attente des affectations, la recherche de stage… Tout tombe un peu en même temps et parfois, on est impatient.e de ce départ, mais on se sent un peu dépassé.e : est-ce que j’ai fait les bons choix ? Suis-je capable de partir aussi loin, de tenir un an loin de ma famille et de mes amis ? Comment m’adapter à une culture que je ne connais pas ou peu, à un mode de vie complètement éloigné de celui que je connais jusqu’à présent ? Est-ce que mes cours et / ou mon stage vont me plaire ? Vais-je arriver à dépasser la barrière de la langue ?

Finalement, ces questions reviennent souvent tout au long de l’année, mais on se fait peu à peu à l’idée que le grand départ approche. De toute façon, les angoisses laissent place à la prise de conscience que c’est une chance incroyable. La troisième année offre la possibilité de partir pendant un an, s’immerger dans un ou plusieurs cadres de vie différents, être totalement autonome et maître de son année, car il n’y a absolument rien d’imposé (sauf si, bien sûr, vos résultats scolaires vous conduisent vers une affectation un peu aléatoire… et encore, il est certain que votre mobilité vous apportera quelque chose et que vous trouverez un moyen d’en profiter !).

Une opportunité unique

J’ai peu à peu réalisé toute l’importance de ce voyage d’un an pour mon enrichissement personnel. Découvrir le monde de la diplomatie et vivre en Espagne étaient des souhaits que je nourrissais depuis le collège, et j’ai finalement pu y accéder grâce à ma mobilité. Avoir l’opportunité de découvrir l’Argentine et l’Amérique latine ne me semblait pas facilement accessible avant d’entrer à Sciences Po. J’adore voyager, mais ce semestre en Argentine va représenter le plus grand voyage de ma vie jusqu’à présent. Pour certains étudiants, la 3A représente leur première opportunité d’aller à l’étranger !

J’ai également pris conscience de l’importance d’une année de mobilité dans le cadre de mon parcours étudiant : de plus en plus de recruteurs s’intéressent aux expériences des candidats, pas seulement aux diplômes. Témoigner d’une expérience de vie d’un an à l’étranger, où qu’elle soit et quelle qu’elle soit, est signe d’autonomie, de capacité d’adaptation. C’est aussi se créer un réseau à l’international, avoir expérimenté d’autres façons de travailler ou d’étudier, s’être ouvert au monde et avoir acquis beaucoup d’autres compétences, notamment linguistiques. Un haut fonctionnaire français m’a récemment dit : « Moi, j’ai fait toutes mes études dans Paris et sa banlieue. Si c’était à refaire, je partirais à l’étranger. C’est très formateur. »

S’intégrer à un nouveau cadre de vie

Au moment du départ, les appréhensions du début de la mobilité se sont envolées pour laisser place à la joie d’enfin y être, mais aussi à d’autres préoccupations : trouver un logement, se faire de nouveaux amis, découvrir et s’approprier la ville dans laquelle on a emménagé…  J’ai la chance de vivre dans une super colocation à Madrid, avec une amie de l’IEP de Bordeaux et deux espagnols avec qui nous nous entendons parfaitement. J’ai rencontré des étudiants issus du réseau des Sciences Po qui sont en mobilité en Espagne également, mais j’ai aussi côtoyé des étudiants espagnols, et des personnes qui viennent de partout dans le monde : italien, belge, uruguayen, grecque, anglaise, japonaise… Ça ressemble peut-être à un cliché, mais c’est vrai !

Partir en 3A est aussi l’occasion de découvrir son pays d’accueil. La plupart des étudiants profitent des emplois du temps relativement souples des universités pour voyager dans le pays et les pays voisins. Dans une grande ville, comme Madrid où je vis en ce moment, il est facile d’avoir accès aux loisirs, aux sorties, aux activités sportives : l’année de mobilité reste une année d’études donc on profite de la vie étudiante, on continue de sortir, retrouver ses amis, faire des visites ou du shopping, aller au cinéma… finalement ma vie en mobilité n’est pas si différente de celle que je mène en France !

Le stage comme expérience formatrice

Pour ma part, l’expérience du stage est très enrichissante. Elle me permet de sortir du cadre théorique des cours et c’est ce que je recherchais pour une mobilité : j’avais besoin de pratique et de concret, de donner un aspect un peu professionnalisant à mon parcours. Je suis actuellement dans le service des affaires sociales de l’ambassade, qui traite des questions de santé, d’emploi, de précarité et pauvreté, de droits des femmes… des thématiques aussi larges que riches, ce qui me permet d’apprendre énormément de choses à propos du fonctionnement de l’Espagne, mais aussi de la France. J’ai l’occasion de travailler sur des sujets variés et très intéressants. Je découvre en même temps la fonction publique diplomatique et consulaire et je réalise que c’est un rythme de travail effréné, quasi ininterrompu et vraiment fatigant, bien que formateur. Je travaille à la fois en français et en espagnol, ce qui me permet d’acquérir du vocabulaire plus technique et, ainsi, de gagner en aisance à l’oral. Encore une fois, mon expérience m’est propre, chaque stage est différent et particulier, mais j’ai énormément de chance d’apprécier ce que je fais, de faire partie d’une équipe soudée, agréable et très à l’écoute, qui me permet de prendre confiance et de gagner en autonomie, et de préciser mon projet professionnel.

Profiter pleinement de la mobilité comme d’une parenthèse

Il arrive de ne pas avoir le moral lorsque l’on n’a pas vu sa famille ou ses amis depuis longtemps, ce serait mentir que de dire le contraire. Mais ce sont des moments inévitables dans une année de mobilité, particulièrement quand on est dans des pays très lointains et que la distance paraît décuplée. Le tout est de savoir relativiser ce ressenti, en se disant que ce n’est que pour une année, et que l’on retrouvera ses proches pour les fêtes et/ou pendant l’été, puis pour le reste de l’année car l’expatriation n’est pas totale, on est de retour en Master. Je pense que garder cela en tête permet de profiter pleinement de la mobilité comme d’une « parenthèse » dans sa vie où le champ des possibles se trouve agrandi, et où les expériences vécues et les souvenirs qui en découlent sont ensuite avec nous pour toute notre vie.

Dépaysement à vitesse grand V

En résumé, l’année de mobilité est globalement une année enrichissante, excitante et différente. Elle permet aux étudiants de se construire une 3A à leur image,  pouvoir voyager dans un ou plusieurs pays durant l’année, travailler ou étudier dans des domaines de leur choix. C’est une année faite de découvertes et de rencontres, d’apprentissages, d’expériences, mais aussi de moments de déception ou de tristesse auxquels on n’échappe pas parce que la vie est faite ainsi. De plus, sortir de sa zone de confort permet de réfléchir sur soi, ses projets, et de profiter d’une année avant de revenir à la scolarité de second cycle. L’année passe vite. Cette année nous permet de mûrir, de gagner en indépendance et de « personnaliser » son parcours en fonction de ses appétences, avant de revenir en quatrième année. En somme, l’année de mobilité reste une étape incroyable de notre parcours étudiant et de notre vie en général.

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